Slam,.. padam padam,..Ni putes Ni soumises !!
Ni pute ni soumise,.. ,.. Hier au bois un mauvais gnon dans le ventre pour me tirer du pognon laissée pour morte il pleuvait je me suis ramassée à 4 pattes réfugiée à la hâte dans le bus des femmes prendre un café un thé beaucoup de sucre, un peu de tune pour un taxi au coeur de la nuit d'une course inachevée sur Pigalle le chauffeur me matait grave le matos pas envie, trop de fatigue, trop de coups hé rue de la Bourre au feu shlack je claque la porte me carapate dormir chez Bonny,.. hôtel du Nord dans les brumes,.. m'évanouir,.. ,.. dans la galère totale, l'adversaire me pensait perdue mais ce qui nous détruit nous renforce ainsi au lit tout le jour 12 heures au canapé en laisser aller je me suis reposée retapée à me refaire une santé hélas ce n'est pas en jouant la vie qu'on peut la changer hé le soir toujours repartir enfants technologiques au miaou miaou siliconés pour vous, votre inutile plaisir,.. ,.. aurons-nous une maison, un lieu pour reprendre le goût à la vie,.. je sais, je sais, les putes ne sont rien, absentes invisibles, transparentes, n'existent qu'à l'étalage en brochettes en bordure des périfs par deux par trois en trios loin de tout, de vous, vous voir quand même rappliquer en petits pères familles nous prendre en bastilles de chair sans un mot nous assaillir d'un assaut morbide sur nous, notre dos, vous en payer une tranche comme un vulgaire rose beef,.. ,.. hé tous ces autres en nous en 4 mn aussi les satisfaire en banquettes arrières,.. tous ceux que vous ne connaissez,.. ni n'imaginez,.. aux yeux de fous traversés le matin le soir de désirs inachevés infantiles empêtrés de piètres pulsions laissées en suspensions, gonflés de frustrations, exorbités de folies rôdant ridicules la nuit le jour autour des places derrière leur volant vitres basses le regard accroché aux trottoirs arpentant tourmentés les boulevards de Mac Donald à Suresnes, de Boulogne à Vincennes les assoupir quand même d'un sourire d'un mot, tu viens chéri, d'une langue leur passer la capote tout en pensant à une bicoque à la campagne, imaginer prendre le vert en les sentant s'épuiser,.. ,.. s'écouler d'encre refoulé des ténèbres pour les relâcher de nouveau pieuvres vivantes de nous ainsi souillées dans la ville un instant redevenue claire aux vitrines du glauque,.. attendre, toujours attendre,.. ,.. oui les putes ne sont rien,.. absentes invisibles, filles de l'imaginaire malade de toutes ces têtes si mal pensantes,.. traînées perdues de toutes ces matérialistes pensées si froides sans humanité aux échanges marchands réapparaissant ainsi aux 4 coins des rues du monde mini-jupes errantes corolles transparentes souriantes méduses aux milles bouches aspirant un peu de cet originel péché de consommation pour le temps d'une passe d'amour forcé, soulager en coulisses tous ces hommes pas nets tombant leurs habits pour endosser leurs rôles d'éternels proxénètes,.. le savent-ils,..??,.. ,.. bien évidemment,.. hé de nos regards si tristes ils ne voient même rien,.. pour mieux repartir tranquilles en passants, clients indifférents reboutonnant chemises au sortir de leurs pu-putes soumises pour quelques Euro soyez heureuses et taisez-vous,..!!,.. c'est si facile,.. alors non,..!!,.. soyons totalement insoumises,.. !!,..
Article ajouté le 2008-03-02 , consulté 85 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Petits Billets ,.. d'humeur "Retour aux articles |