Mon loft c'est tout moi !!




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                                ,.. ha ha fantastique,.. ho non,.. non,.. ce n'est pas fini,.. ne partez pas,.. nous venons de commencer entrez entrez,..!!,.. nous tenons salon,.. de beauté quelques placettes en stalles sur le pouf prie-dieu joliment recouvert de tissu jacquard si chou je l'ai menuisé moi-même à partir d'une banquette arrière de DS limo limousine,.. ha la France,..!!,.. que d'inventions,..


,.. vous prendrez bien quelques collations,.. je réponds à deux trois questions ensuite je suis toute à vous voilà voilou,.. oui,.. bien sûr,.. comme vous avez pu le constater mon logement tient une place importante dans ma vie,..


,.. mon lieu d'habitation c'est un peu moi en plus mince non je plaisante,.. c'est-à-dire que les murs de mon loft sont flexibles s'agrandissent se rétrécissent selon l'ambiance générale varient s'orientent se positionnent en fonction de mes désirs mes envies hé de mes situations financières comme pour nous toutes bien évidemment c'est nano-machinique mécanique si vous préférez,..


,.. de nos jours tout est si instable,.. j'ai parfois l'impression de déménager sans cesse ainsi par moment c'est Miami Bahamas Beverley,..


,.. il me semble alors vivre dans une maison bio toute inondée de lumière se jetant dans l'océan de toutes ses larges baies communiant avec l'horizon dans l'écume apaisante de ses piscines à débordement en déversant aux clapotis de ses bordures des cascades de flots turquoises dans l'azur toujours plus bleu,..


,.. pour au détour des rocailles rouler sous le ciel de tout son flanc de colline battu par les vents, de toute l'intimité de ses jardins suspendus de l'extrême de ses parapets aux murets gorgés de soleil jusqu'à l'ultime de ses verdures à l'à-pic du mugissement des vagues basculer enfin en falaises étourdissantes pour participer en bouillonnements extraordinaires au spectacle grandiose des éléments déchaînés se produisant ici pour mon seul ravissement j'imagine,..


,.. qu'il en est ainsi de l'enchantement toujours renouvelé des panoramas en mes vérandas de rêves magnifiques en belvédères à promontoires secrets si délicatement protégés des tourmentes venues du large par toutes sortes de haies ébouriffées aux couleurs changeantes, de pandanus colorés aux chevelures agitées éclaboussant aux alizés leurs ombres sauvages sur le bois de teck des varangues aux replis des terrasses où je me prélasse des milliers d'éternités pieds nus doucement bercée de la volupté bougainvilliers en sirotant un thé glacé en une atmosphère d'espace ho,..


,.. hé si loin,.. au plus profond de ma dream-house mon regard n'a plus de limites, sereine atlantique je visite à l'infini pacifique la féerie des mondes,..


  


,..      ,.. jusque tard dans la soirée où je regagne ma globosphère in STD New-York d'un trait zvouiii,.. d'hydro-Jet Falcon en savourant une coupe en grand cru sur des lignes de rêves en cahiers bleus je vous l'avais bien dit,.. j'aime la France vogue comme ça Gaultier Chanel sur Fashion TiVi étendue sur mon canapé in the city cité 27ième étage j'adore,..


,.. exactement ma résidence principale,.. en plein cœur de Manhattan un 800 m² Lagarfeld splendide au milieu d'une tour en barre horizontale renversée verticale ou inversement singulièrement rénovée entièrement green reconstruite arborée haa,..


,.. mon flat appart si post-moderne si bon, parfaitement superbe en nid perché tout éco-digital hé en touche-me je commande de quelques effleurements gracieux mes éclairages bio-soniques au son de ma voix ha ha des écrans plasmiques diffusent mes images mentales en tableaux chatoyants si délicats pour ne jamais rompre ma pleine rêverie,..


,.. ainsi lentement revenant de mes Californies dans l'épuisement du voyage toute encore étourdie des embruns d'océans je me laisse peu à peu pénétrer de l'ambiance Lounge Electro de mon condo en automatique si délicieusement me guide à me réconforter de mes périples par un ballet de Petits Riens me redonnant moral ici en m'éclairant savamment de par là,.. ou de dessous en spot sun-light n°10,..


,.. quelques fois il suffit de si peu, une mangue pressée, le doux peluché d'une moquette tendue sous le bout d'une patte,.. un reflet mélodieux,.. ce serait idiot bête de ne pas profiter de toute cette volupté réparatrice, de cette extrême sensualité potentiellement disponible en tout point du globe,..


,.. il n'y a que cela de vrai, la douceur me comble hé insensiblement de légers filets de vapeur d'eau en sub-urban aéro opacifient mes fenêtres pssshiiit psshuiiit en chill-out progressive en minutie que pour moi sérénissime délicieuse tout m'invite à dévoiler en pure liberté mes anatomies mutantes,..


,.. mollement je m'immerge alors aux nu-beats d'un bain flottant aux sels revitalisants de mer Morte mmm,.. j'adore,.. immortalisée ainsi je me pense merveilleuse en ma balnéo swimming creusée à même le bloc de roche lave dans les remous de mes hot-tubs aux tourbillons Coanda me parcourant chaque pore après pore je ressens alors tout l'envieillissement de la veille me quitter lâcher prise de mon corps en délice s'ébrouant pour finir de deux ou trois brasses coulées chaotiques en tapages de rires sauvages,..


,.. hé,.. hé,.. d'éclaboussures retombant dans le prolongement d'une grande vasque carrelée mosaïque s'ouvrant sur un patio Stéfano & Dominiko où de quelques mouvements aériens et nonchalants je me recentre fidèle bonne cliente insouciante langoureuse sous les vaporisations de douches tropicales aux essences de fruits pour achever de me réparer des morsures du temps en grignotant des micros-plats légers dans la fraîcheur du soir ,..


,.. je me restaure ainsi par petites bouchées délicatesses, minuscules perles d'instants karma patiemment épinglées les unes aux autres au fil d'argent de ma Xénie Life dans les boas marabous de mes négligés je reprends force pour envisager un peu d'avenir oui,.. je respire,.. hé un temps sur mes balcons enfin réédifiée j'embrasse la ville au caché de tout ce qui nuit dans l'obscur si peu reluisant faut bien l'avouer,.. ô j'aimerai tant bercer toutes ses haines en éveil,.. qu'aucun bonheur ne semble pouvoir apaiser,..

                           


,.. d'autres fois pour côtoyer l'incalculable de la nature, flirter avec les crépuscules d'hivers n'en finissant pas hé me laisser bercer par la démesure d'une situation inverse je quitte mes islandes du luxury park hé toute entière comme on s'enroule dans un manteau pour se protéger au cœur de la nuit je me love dans un minuscule endroit au dissimulé d'une rive en vue panoramique sur un bras liquide en avant scène d'un cours paisible,..


,.. un modeste abris deux ou trois tôles sur un amas de branches en auvent me protégeant du vent une porte peinte en lavis bleu un peu branlante un poêle à bois des bûchettes à côté de lui quelques cagettes mon bâton de majorette au cas où ho,.. rien de superflu mé tout le nécessaire ma devise,.. quatre ou cinq bassines une table deux chaises un coin cuisine trois étagères une salle de bain extérieure natural en combi-douche au fin fond d'une allée de gravier bordée de mobil-homes depuis longtemps oubliés,..


,.. en toute simplicité je vis là repliée sur moi-même attendant que ça passe que s'écoule pour les autres aux riches heures leur possessive temporalité n'ayant à moi que le jour d'aujourd'hui à peine interrompu du tintamarre des pontons au grondement des péniches je gamberge jusqu'à m'émerveiller à regarder danser les buissons à la lueur de ma lampe tempête pour me réfugier le lendemain dans d'autres zones en mon intérieur de banlieue dans la respiration d'une chambre minuscule à l'aplomb d'un RER en petite couronne,.. 


,.. récemment encore l'air de pas grand chose en chevalière à la rose en boutonnière j'entrais dans une small petite ville sur une intro de Richard Strauss que j'avais à l'esprit un détail pour vous mais à cet instant j'étais gaie légère pleine d'allégresse sur une 2 voies dans la poussière grise des trucks hé diable de bon sang je m'aperçu alors entre deux passages de pick-up tirant d'énormes remorques que mon loft,.. holala,.. n'était plus que moi avec ce gros sac Ikéa à mon bras hé traînant de l'autre un plus gros encore signé Ed,.. dans un cercle rouge,..


 

 


 


 

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Article ajouté le 2008-01-25 , consulté 34 fois

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